FAMILLE JULES CHEVALIER :
LES LAÏCS MSC
Klaus Sanders msc
Assistant Général
Le Cardinal Gasquet rapporte cette anecdote: un
catéchumène demandait à un prêtre catholique quelle était la position du laïc
dans son Eglise. La position du laïc dans notre Eglise, répondait le prêtre,
est double. Il se met à genoux devant l'autel, c'est sa première position, il
est assis en face de la chaire, c'est sa seconde position. Le Cardinal Gasquet
ajoute “on en oubliait une troisième: il met la main à son porte-monnaie”.
En un sens, rien n'est changé et rien ne sera jamais changé.
Les laïcs seront toujours à genoux devant l'autel, assis en face de la chaire,
et ils mettront longtemps encore la main au porte‑monnaie. Pourtant,
dès maintenant, ils font tout cela d'une manière différente ou du moins, faisant
tout cela, ils sentent d'une manière différente leur situation d'ensemble
dans l'Eglise. (Yves Congar, Jalons
pour une théologie du laïcat. 4q. 5li.)
La mission de Jésus: une relation vivifiante et compatissante
Si nous lisons attentivement les évangiles, il est facile
de découvrir que Jésus fut finalement rejeté et condamné à mort à cause de son
interprétation de la Torah en termes de justice et de compassion. Ses guérisons
le jour du sabbat, ses repas avec les impurs, son amitié avec les parias et les
pécheurs n'avaient qu'un seul but: créer une communauté nouvelle dans laquelle
une relation vivifiante donnerait la plénitude de la vie à chacun et la fin de
toute discrimination. En agissant ainsi Jésus montrait le sens du Royaume de
Dieu: la création d'une communauté nouvelle où tous seraient frères et soeurs,
où il n'y aurait plus de discrimination. Ici, tous seraient rassemblés en une
grande famille de toutes les créatures à l'image et à la ressemblance de Dieu,
un seul Dieu en trois personnes.
Cela devait être aussi la mission précise de ses disciples: aller dans le monde entier et rassembler les gens de toutes les nations et races et cultures en cette grande famille nouvelle de Dieu. Que veut dire 'être disciple'? Tout d'abord, c'est un don. Par notre baptême nous sommes tous devenus membres de cette famille nouvelle de Dieu. Etre disciple veut dire prendre part à une expérience fondamentale faite et transmise par le Seigneur. Etre disciple veut dire être pris par la vision du Seigneur, être enflammé par la flamme du Seigneur. Finalement, cela veut dire: devenir comme le Seigneur. Un disciple est une personne qui a fait la même expérience fondamentale que Jésus: Dieu aime toute personne avec un amour inconditionnel, plein de compassion. Il est toujours avec nous. Un disciple est quelqu'un qui commence à vivre sa vie quotidienne sur le fondement de cette expérience et qui voit le témoignage de cette expérience comme partage de la mission de Jésus. Il devient ainsi coopérateur de Dieu pour la salut et le transformation du monde dans le dessein final de Dieu. Chaque chrétien est appelé à la mission par le sacrement du baptême. Le baptême n'est pas un passeport pour le ciel ni un ticket pour entrer dans la vie éternelle. C'est un appel à la mission. La plupart des gens trouvent la vie éternelle sans être baptisés. Le privilège d'être chrétien c'est d'être appelé à prendre part d'une manière spéciale à la mission du Christ qui est de sauver le monde. Etre appelé veut dire 'être consacré', être pris dans le projet de Dieu. A cause de cela, nous sommes tous "saints, consacrés, mis à part" (klêros) pour être envoyés, pour nous engager d'une manière active dans la mission de Dieu, pour devenir des pêcheurs d'hommes (Mc 1, 17).(cf: John Füllenbach SVD, Called to Mission. in SEDOS 96 /74)
Mission et rôle du laïcat
Le Nouveau Testament considère tout chrétien baptisé comme
“consacré" à Dieu. Qu'il suffise de rappeler le vocabulaire paulinien qui
parle des chrétiens comme des hagioi,
des saints. De plus, jamais le NT ne considère les ministres de l'Eglise comme
des personnes sacrées aux dépens des autres chrétiens. Au contraire, tous les
chrétiens sont choisis et appelés par Dieu, et tous forment un clergé, un
clêros, c'est-à-dire un lot, un héritage, une catégorie spécifique consacrée à
Dieu (Col 1, 12-1 1 P 1,4), Saint Paul enseigne que chaque chrétien reçoit des
charismes de l'Esprit pour le service de l’Eglise et donc reçoit des dons de
service qu'il doit exercer dans et pour la communauté chrétienne.
Tous les chrétiens sont disciples de Jésus Christ et,
comme disciples, ils sont envoyés dans le monde pour participer à la même
mission que celle de Jésus Christ.
L'Eglise est tout entière ministérielle; tout chrétien,
qu'il soit ordonné ou non, est appelé à se mettre au service de la communauté
chrétienne et du monde. Les ministères des laïques sont fruit immédiat du
baptême et de la confirmation. Les laïques sont des apôtres dans l'Eglise et pour le monde parce qu'ils sont
baptisés. La pleine participation du laïcat dans toutes les dimensions de
l'activité de l’Eglise semble à l'ordre du jour, bien qu'un long cheminement
vers l'accomplissement de cet idéal reste à compléter. Une compréhension plus
intégrale et globale voit l'Eglise comme communion,
comunio dans laquelle tous les chrétiens participent à la responsabilité
commune bien que de diverses manières. Cela nécessite qu'une Eglise, qui, dans
le passé, comptait trop exclusivement sur le clergé comme une classe spéciale
de chrétiens, devienne une Eglise de tout le peuple, une Eglise qui compte sur
tous les chrétiens selon leurs dons divers reçus de l'Esprit. Le fondement de
tout cela, c'est la priorité donnée au service, à l'Eglise servante, au service
de l'Evangile dans le monde et pour le monde.
Le NT n'emploie jamais le terme laikos bien que le mot ait
existé deux siècles déjà auparavant dans le grec classique. La Bible connaît le
mot ‘Vaos’ et désigne expressément le peuple de Dieu, distinct des nations, le
peuple consacré à Dieu. Le premier emploi du mot “laïc” par opposition aux
“prêtres” se trouve dans un document romain, la lettre à la communauté de
Corinthe, dont Clément fut le rédacteur, contemporain des Apôtres (Congar, Jalons pour une Théologie du Laîcat. p. 20-21).
La distinction entre le clergé et le
laïcat est très claire dans la littérature de l'Eglise au début du troisième
siècle avec Tertullien, Clément d'Alexandrie et Origène. Les mots grand‑prêtre
(archiereus) et prêtre (hiereus) respectivement sont utilisés
uniquement pour le Christ (Hébreux) et la communauté chrétienne dans son
ensemble (1 P 2, 9; Apoc 1,6; 5, 10).
Caractériser les fonctions du clergé dans l'Eglise de sacrées et celles du laïcat de
séculières présentent beaucoup de difficultés théologiques. Il est sûrement
facile de comprendre les sacrements comme des activités essentiellement
sacrées. Mais si les ministres ordonnés sont appelés à présider à leur
célébration, de même les laïques sont‑ils appelés à participer pleinement
à leur célébration. Les sacrements ne sont pas exclusivement les affaires du
clergé. Ils sont essentiels à la vie des chrétiens comme tels, autrement, si
ceux‑ci ne participent pas à leur célébration, on les appelle des
chrétiens non‑pratiquants.
Toute activité exercée par un chrétien, qu'il soit
ministre ordonné ou non, si elle est exercée au moins implicitement au nom du
Christ et pour le Christ, est une activité sacrée. Si cette activité n'est pas
exercée au nom du Christ et pour le Christ au moins implicitement, il n'agit
pas comme chrétien. C'est seulement un acte d'une personne humaine. N'oublions
pas le célèbre dicton de Paul aux chrétiens: "Soit que vous mangiez ou
soit que vous buviez, faites tout pour la gloire de Dieu" 1 Cor 10, 3 1 ).
Proclamer la parole et l'écouter, célébrer les sacrements ce sont des activités
communes au clergé et au laïcat, la seule différence étant dans la manière dont
chaque groupe et chaque individu y participent.
Vatican II, loin de résoudre toutes les questions
théologiques au sujet des laïques et même des clercs, très souvent les a
laissées ouvertes. La théologie du laïcat est assez récente dans l'Eglise et a
évolué fortement. Vatican Il a été le premier concile oecuménique à lui
consacrer un document complet.
Il importe de voir que l'Eglise est toute entière
ministérielle et ses membres accomplissent une multitude de ministères et de
services, ordonnés ou non. Il faut voir l'Eglise essentiellement comme une
communion de membres égaux, une communion envoyée dans le monde par le Christ
pour servir par l'exercice de dons innombrables de l'Esprit Saint.
Lumen Gentium fait
la distinction entre le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel. Vatican
II affirme que ce deux sacerdoces "ont entre eux une différence
essentielle et non pas seulement de degré" (art. 10). De l'autre côté art.
32 affirme l'égalité radicale de tous les membres du Peuple de Dieu. Le
problème est de définir plus précisément ce qu'est le sacerdoce commun.
Si nous comprenons le sacerdoce commun comme participation
au sacerdoce du Christ et voyons les services et les rôles dans l'Eglise et
dans le monde que l'on exerce en vertu du baptême et de la confirmation selon
les dons de l'Esprit, il y a non seulement deux groupes différents dans
l'Eglise, mais il y en a autant qu'il y a des dons de l'Esprit. Tout croyant
est responsable du bien de l'Eglise et pour le monde, mais chacun selon ses
propres dons.
Les laïques sont membres de plein droit de l'Eglise. Ils
ne sont pas seulement des gens à qui on doit dire ce qu'ils doivent faire et
quand le faire. L'Eglise n'est pas une société où quelques individus donnent
des ordres et prennent toutes les initiatives, les autres n'ayant qu'à écouter
et à obéir, L'Esprit Saint ne parle pas seulement à ceux qui sont en autorité: "Il souffle où il veut"
(Jean 3,8). Donc ceux qui sont en autorité doivent être attentifs à ce que
l'Esprit dit par tous les membres de l'Eglise.
Le mot "klêro”,
d'ou vient notre mot “clergé", s'appliquait à tout le Peuple de Dieu dans
le NT, parce que tous “participent à l'héritage (klëros, lot) du Peuple saint
de Dieu” (Col 1, 12, voir Act 20,32‑1 26,18; 1 Pier 1,I). On les nomme appelés, élus, choisis de Dieu,
Ils sont les saints, ils forment un sacerdoce saint et royal. Il ne
faudrait pas sacraliser le clergé aux dépens des autres croyants.
Le clergé et le laïcat devraient travailler la main dans
la main pour amener à Dieu la réalité séculière et vivre la vie intime de
l'Eglise, appelée koinônia (communion)
par le NT, c.‑à‑d. la communion avec Dieu et des uns avec les
autres. Nous devrions éviter de parler d'une double vocation ou mission: l'une
qui serait en relation avec l'Eglise et qui serait celle du clergé, l'autre qui
serait en relation avec le monde et qui serait celle du laïcat. Tous les
chrétiens ont à la fois une vocation ou une mission envers l'Eglise et une
autre envers le monde bien qu'ils y participent de manières différentes.
Les laïques sont membres de plein
droit de l'Eglise avec une mission, à la fois, à l'Eglise et au monde. De
ce point de vue, aucune différence ne peut exister entre le clergé et le laïcat.
C'est à l'égard du leadership dans l'Eglise qu'il y a et continuera à y avoir
une certaine différence. Les ministres ordonnés sont ceux qui, normalement,
président dans l'Eglise, en particulier pour la célébration des sacrements
et pour la Parole. Mais dans beaucoup de cas un assez grand nombre de laïques
sont appelés à exercer un réel leadership dans l'Eglise, un leadership qui
ne fait concurrence à celui des ministres ordonnés (voir: Eugène Lapointe,
OMI, Mission et Rôle du laïcat dans l'Eglise. Position
d'une Eglise d'Afrique. SEDOS 99 / 73)
Laïcs de la Famille Jules Chevalier
Le Père Jules Chevalier, fondateur des congrégations des
Missionnaires du Sacré‑Coeur (MSC), des Filles de Notre Darne du Sacré‑Coeur
(FNDSC), et, avec le Père Hubert Linckens, des Soeurs Missionnaires du Sacré‑Coeur
(Soeurs MSC), n'a pas élaboré une structure pour ses congrégations à partir de
principes théoriques. Il vivait l'urgence de la mission et toutes les
structures qu'il donnait à son organisation avaient essentiellement pour but de
réaliser cette mission c'est‑à‑dire de poursuivre la mission de
Jésus lui‑même et de cette façon combattre les maux destructeurs de la
société.
La mission commune des trois congrégations est une mission
sans frontière, ouverte à toutes sortes d’oeuvres et d'apostolat. C'est entre
autres ce qu’a voulu exprimer le Père Chevalier en choisissant comme dévise: Aimé soit partout le Sacré‑Coeur de Jésus. Ainsi, le
but de la communauté est de faire connaître Jésus‑Christ et l'amour de
son Coeur. Jules Chevalier était convaincu que la dévotion au Sacré Coeur était
une réponse aux maux de son temps.
L'idée de la mission du Père Chevalier est essentielle
pour la compréhension de l'importance que revêtaient pour lui les laïcs. En
lisant ses premières publications sur la nature et la mission de la Société, on
ressent la très forte impression qu'il était impensable à ses yeux, ou peut‑être
"impraticable", de parler de changer le monde et ses valeurs sans
faire participer les laïcs, puis qu'ils sont plus que quiconque intimement
immergés dans le monde. Les religieux prêtres, frères et soeurs, ensemble, avec
les prêtres séculiers, ont un rôle essentiel à jouer; mais si toutefois la
mission doit se poursuivre dans le monde à tous les niveaux de la société, le
rôle des laïcs est au moins aussi essentiel.
Le Père Chevalier était convaincu qu'une Congrégation
religieuse, en elle‑même, ne suffisait pas comme force missionnaire,
c'est pour cette raison qu'il revenait souvent sur la structure à trois
branches de la société dans ses premiers écrits‑ Il écrivait par exemple,
dans une brochure publiée en 1866, Les
Missionnaires du Sacré-Coeur :
"Les Missionnaires du Sacré-Coeur doivent être
vraiment des religieux pour obtenir une ressemblance plus exacte avec Celui
dont ils veulent étendre le règne; ils doivent en même temps conserver les
rapports les plus immédiats avec le clergé, afin de répandre partout la divine
influence du Sacré-Coeur. Enfin, pour ne rien laisser échapper, s'il est possible,
à son influence régénératrice, on répandra le tiers‑ordre laïque qui ira
là où le prêtre ne saurait pénétrer".
En conséquence le Père Chevalier avait accepté que
l'unique mission soit nécessairement accomplie par une variété de groupes pour
être efficace. Chacun de ces groupes avait sa façon d'accomplir l'unique et
même mission.
Les MSC, les FDNSC, les MSC Soeurs se sont nourris de sa
vision et de son exemple. Pour se soutenir mutuellement, beaucoup de laïcs se
sentent aujourd'hui appelés à incarner les mêmes idéaux et les mêmes visions,
tout en conservant et en soulignant leur statut de laïcs. Ils expriment des
exigences et des possibilités nouvelles, qui s'inscrivent dans un vaste
mouvement ecclésial. Le charisme du Fondateur unit des personnes consacrées et
des laïcs, qui se reconnaissent unies et animées par les mêmes idéaux de vie et
de mission.
En 1993, le Chapitre Général MSC a voté un document qui
souligne la place authentique et importante des laïcs dans "le projet à
trois branches":
Notre Fondateur
voulait que la plénitude de la mission se réalise dans un projet d'ensemble
comprenant des religieux et des religieuses, des prêtres diocésains et des
laïcs. Dans sa vision d'ensemble, le Père Fondateur souhaitait donc voir naître
une association de laïcs étroitement unis aux religieux, partageant la même
spiritualité et la même mission (Constitutions 1877).
Le Chapitre Général des
FDNSC de 1993 ainsi que le Chapitre Général des Soeurs MSC de 1990 ont
également reconnu cette place importante que le Père Chevalier a donnée aux
laïcs dans son projet. Le Chapitre des FDNSC a mis la "Promotion des Laïcs " dans sa liste des priorités. "Le Chapitre confirme les initiatives
déjà prises dans ce sens par différentes provinces... et encourage les
Provinces où il y a des laïcs
associés à les aider dans leur engagement à vivre notre esprit et notre
mission". Le chapitre Général des Soeurs MSC encourage toutes les Provinces, Régions et Districts à étudier la
question des laïcs associés et à initier une telle association. Le Conseil
Général des Soeurs MSC écrit : Nous croyons
que l'association des laïcs complète, fortifie et enrichit notre engagement
pour notre Spiritualité et notre mission.... Nous encourageons nos Soeurs à
promouvoir le rêve du P. Chevalier: avoir une association de laïcs qui
travaillent la main dans la main avec nous ajin que soit connu el aimé partout
le Sacre‑Coeur de Jésus.
Les rapports mutuels entre religieux et
laïcs doivent être marqués par la communion et la complémentarité. La communion
entre les deux formes comporte connaissance et appréciation réciproque,
sympathie pour les personnes et pour les cheminements respectifs, partage des
dons.
De cette communion et de cette
complémentarité naît un enrichissement et un soutien réciproques entre
religieux et laïcs. On peut ainsi avoir à l'intérieur de la «famille
spirituelle» une véritable expérience de communauté ecclésiale qui permette de
dépasser l'anonymat ou l'appartenance structurelle tout en respectant les
diversités.
Les structures spécifiques aux associés
laïcs entre eux doivent être définies par ces mêmes laïcs à travers un
discernement réaliste qui respecte la vie des différents groupes et des
différents contextes. Les structures d'interdépendance entre religieux et
associés doivent en revanche être définies à travers le dialogue et le respect
réciproque des deux parties, de sorte que tous puissent puiser l'eau de la même
source charismatique, en revêtant des formes concrètes d'incarnation selon leur
état
Le nombre des pays ayant des associés
laïcs de la Famille Chevalier est grandissant. Nous les trouvons en Afrique :
Bénin, Cameroun, Afrique du Sud, Zaïre/Congo ; en Europe : Angleterre,
Belgique, Espagne, France / Suisse, Pays Bas ; en Amérique : Brésil, Etats
Unis, Pérou, République Dominicaine, Venezuela) ; en Asie : Indonésie, Japon,
Corée ; en Australie.
La première "Rencontre Internationale des Laïcs
de la Famille Chevalier" à Issoudun (4-9 juillet 1995) avait trouvé un
écho largement positif. Tous les participants, religieux et laïcs, environ 160,
avaient l'intime conviction d'avoir vécu un temps fort pendant cette semaine de
rencontre et de partage dans l'esprit du Père Chevalier. La deuxième
"Rencontre Internationale des Laïcs de la Famille Chevalier" (19-25
juillet 1999) était également un grand succès. De nouveau plus de 160
participants de 22 pays étaient venus à Issoudun. Cette rencontre, à
l'initiative du Conseil des Laïcs France / Suisse a bien montré la vitalité de
la branche laïque de la Famille Jules Chevalier. On a accepté une charte comme
base pour tous ceux et celles qui se comprennent comme "Laïcs
Missionnaires du Sacré-Coeur”. L'assemblée a voté pour une structure de base:
une instance de communion internationale qui aura pour lieu de référence la
communauté de Miribel en lien avec Issoudun.