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ANCIEN
PRESBYTERE (arrivée du Père Chevalier - 1854.)
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Historique La ville acheta cet immeuble en 1764 pour en faire le presbytère. De ce presbytère, occupé par le Père CHEVALIER, il ne reste plus que l’angle N.O. qui sert de contrefort à la maison voisine. L’emplacement est occupé par l’aile nouvelle de l’école enfantine. C’est ici qu’il faut évoquer l’arrivée du Père CHEVALIER le 21 octobre 1854, dans une ville déchristianisée, où il a rencontré le curé CROZAT et l’abbé Emile MAUGENEST. |
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Emile MAUGENEST fut curé d’ISSOUDUN depuis 1861 jusqu’en 1871. Le Père CHEVALIER le remplaça en 1872. Jusqu’en 1880, il avait sa chambre au Sacré-Coeur où il travaillait le matin à son courrier et à ses livres. Il venait manger au presbytère et y restait jusqu’au soir.
Expulsions
des religieux durant la révolution. (lois anticléricales
de 1880 et 1903)
Depuis le 5 novembre 1880, après la première expulsion (loi Jules Ferry), le
Père CHEVALIER n’a d’autre domicile que le presbytère. Là il règle les affaires
de sa Congrégation, il est entouré de nombreux vicaires MSC. En 1907, c’est
au moment des Inventaires que la porte du Presbytère fut défoncée et le Père
CHEVALIER expulsé. Le récit ci-joint est du Père SADOUET qui était présent à
la scène.
Le 21 janvier 1907 : expulsion du Père Fondateur et de ses vicaires du
presbytère. "Huit heures du matin, par un temps clair et froid, le commissaire
de police Rouré et trois agents : Monjoin, Jouannet et Rosier, font les sommations
d'usage pour entrer légalement. Pas de réponse. A deux heures, ils reviennent
avec un crocheteur, du nom de Paris, ouvrier de Naudin. Après trois sommations
sans effet, le commissaire somme Paris de défoncer la porte. Paris s'exécute.
Des voix : "A bas les voleurs ! Vive le Père Chevalier ! Vive la liberté ! se
font entendre. La porte est défoncée, on entre, on trouve le Père Chevalier
assis avec De Bonneval, ses vicaires, un journaliste Le Boeuf et un jeune homme,
Lucien Sadouet.
Le Père Chevalier proteste, M. De Bonneval et le Père Michel également. Les
agents Jouanet et Rosier, nu-tête, les larmes aux yeux, portent dehors le père
Chevalier, assis dans son fauteuil. Le curé d'Issoudun pleure en passant sur
les débris de la porte défoncée et en écoutant la foule qui l'acclame. Dans
une calèche de Mr De Bonneval, le Père Chevalier est conduit "Rue Daridan" pendant
que la foule chantait le "Pace Domine" et conspue les voleurs. Les vicaires,
eux-aussi sont expulsés".
| Du fait de ces expulsions, la Congrégation va s'internationaliser. Les religieux expulsés seront accueillis par d'autres pays tels que la Hollande, ... |
Du temps de CHEVALIER
"Notre petite société n'est pas l'oeuvre de l'homme, mais de Dieu. Elle a pris naissance dans le Coeur Sacré de Jésus, sous la puisante protection de Marie" (Jules Chevalier).
Démarche
de Foi du Père CHEVALIER.
Les deux vicaires font le plan d'une neuvaine. "Et moi aussi, me dit-il (Jules Chevalier), je rêvais un dessein semblable depuis longtemps. Je suis avec vous, commençons"(Maugenest). -"Très bien, mais avant il faut nous assurer de la volonté du bon Dieu. Parlons-en d'abord à notre pieux et vénérable curé, puisqu'il s'agirait de nous fixer dans sa paroisse; s'il l'agrée, ce sera déjà un premier pas; il pourra nous être utile auprès de l'autorité diocésaine. Puis, comme nous sommes pauvres et que nous n'avons aucune ressource pour fonder cette oeuvre, si vous voulez m'en croire, comme nous sommes bientôt à la veille de la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception, nous ferons une neuvaine à la Vierge Immaculée. Nous lui demanderons, comme premier fruit de la gloire incomparable qui va lui être décernée, de nous obtenir du Coeur de son divin Fils un signe certain qu'il approuve notre projet et nous donnera les moyens de réussir".
Quelle
inspiration pour nous aujourd’hui ?
- Avons-nous cette
foi à déraciner les montagnes ? Comment sommes-nous attentifs aujourd'hui, aux
"signes des temps"?
- Quelle est la place de NOTRE-DAME DU SACRE-COEUR dans nos vies ?
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PREMIER SIGNE |